Manuel de soumis.

Envois uniquement par mail à nosnuits@ifrance.com


Veuillez joindre à tous vos envois un petit mot de présentation car nous avons envie de vous connaître !

 


Pour vos textes : Mettre en en-tête votre nom, votre adresse mail, le titre ainsi que le nombre de pages x/y.
Times, taille 12, avec alignement justifié et interligne de 1,5 pour des soucis de lisibilité.

 


Pour les illustrations et les BD, merci de respecter la même en-tête. Uniquement du format A4 paysage.


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Nos AT

Samedi 4 novembre 2006

Nous avons la joie de vous annoncer le lancement du premier appel à textes et illustrations du webzine des Nuits d'Almor.

 

ATI Nuits d'Almor N°1 : l'enfant

 

Textes : poèmes et nouvelles inédits jusqu'à 30 000 signes, espaces comprises.

Illustrations : format A4.

 

Date limite : 15 février 2007

 

Un grand merci à Alda pour sa magnifique illustration.

Par Zabimaru
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Jeudi 9 novembre 2006

Voici la nouvelle gagnante du premier concours organisé en Terre d'Almor et qui avait pour thème... la Terre d'Almor ! Île imaginaire qui mêle culture antique et aspect futuriste.

 

Aux Confins des Temps

 

par Nicolas B. Wulf

 

Elle fuyait au travers de la végétation abondante. Les fines branches des arbustes fouettaient ses bras, ses jambes, son visage. Elle entendait au loin les cris de ses poursuivants. Elle sauta par-dessus une racine. Une douleur sourde monta de sa cheville droite alors qu'elle se réceptionnait sur une pierre. Les indigènes approchaient.
Tiâa ferma les yeux un instant en se levant. Elle essaya de faire fonctionner une nouvelle fois sa neuro-balise. Sans succès. Grognant contre sa malchance et son élancement dans la jambe, elle tenta de se souvenir du Lai que son père lui avait enseigné dans son enfance.

 

Quand les arbres se font pénombre impénétrable,
La colonne dorée tu trouveras enfin.
La jungle alors tu quitteras, pour les confins
Des Temps, pour découvrir le Temple Vénérable.

 


Tiâa rouvrit les paupières. Ses iris aux pupilles verticales brillaient d'une intense détermination. Ses vibrisses frémirent. Les autochtones vociférant étaient tout proches. Elle tourna la tête par-dessus son épaule et lança un feulement menaçant avant de s'enfoncer plus profondément dans la jungle, en boitant.
Si elle en avait eu le temps, elle aurait remodelé ses chairs pour pouvoir adopter une démarche quadrupède, bien plus adaptée à cet environnement hostile. Mais les sauvages qui la poursuivaient ne lui en avaient pas laissé le loisir.
Elle serra contre elle la précieuse opale qu’elle leur avait dérobée. La pierre était sa clef pour parvenir à fuir loin de cette jungle. Et si son interprétation des notes de son père s’avérait exacte, le joyau l’emmènerait en cet Ailleurs que sa famille avait recherché sans succès depuis trois générations.
Alors que Tiâa avançait au sein de feuillages, de lianes, de branches de plus en plus drus, les traces de la civilisation passée se faisaient plus présentes. Des fragments de bas-reliefs gisaient sur le sol. Des colonnes à moitié effondrées se dressaient piteusement, couvertes de végétation vorace. Un rayon de soleil rescapé du piège des frondaisons luxuriantes se réfléchit avec un éclat doré, quelque part sur sa droite. Le cœur de Tiâa s’emballa. Elle bifurqua en direction de la source du scintillement entraperçu.
Ses traqueurs semblaient faire preuve de plus de prudence depuis que ces vestiges parsemaient leur chemin. Elle ne se souciait guère de leurs superstitions. Au travers d'une lacune des ramures, elle avait vu le pilier de marbre rose, veiné d'or. Elle fit sortir ses courtes griffes de leurs fourreaux, sous ses ongles. Les implants de métal de deux pouces de long tranchèrent les feuilles et les branches pour lui libérer une voie vers la colonne dorée. L’enchevêtrement de plantes était bien plus épais qu’elle ne l’avait imaginé. Bientôt elle se retrouva comme dans une galerie percée au sein d’une paroi végétale. Un fort sentiment de claustrophobie l’étreignait. Elle suffoquait et transpirait à grosses gouttes.
À bout de force, elle finit par aboutir dans une grande clairière, où les arbres se reliaient pour former de gigantesques arches. Le soleil pénétrait généreusement en doux rayons, illuminant les spores qui tournoyaient dans les airs. Des colonnes fissurées, brisées, ternies, régulièrement espacées, se dressaient comme pour soutenir les dômes de cette cathédrale naturelle. Tiâa rampait presque pour atteindre le cylindre étincelant, incroyablement intact.

 

Quand le Temple Vénérable tu atteindras,
L’œuf du Kor Igand, dans la colonne dorée
Tu la glisseras. Alors cette Terre adorée
À tes yeux et ton âme se révèlera.


Tiâa s’adossa au pilier de marbre rose. Elle sentit les pulsations qui l’animaient, comme si une vie ineffable palpitait en son cœur. Cette présence contre son corps épuisé la rassura. Elle tourna la tête pour voir la colonne au-dessus d’elle. Un petit creux ovale s’y dessinait. Elle inspira et, la main tremblante, elle y déposa l’opale.
Une lumière intense rayonna des veines dorées, enveloppant le corps de Tiâa. Elle eut la sensation d'être aspirée à l'intérieur même de l'ouvrage. Les temps et l'espace défilaient autour d'elle. Elle entrevit le passé et le futur de cette jungle, entremêlés et indissociables. L'émerveillement et la nausée se partageaient son être. Les saisons s'égrenaient en un kaléidoscope d'odeurs et de couleurs.
Tout se mit à ralentir autour d'elle, sans qu'elle parvienne à saisir les formes encore tourbillonnantes qui s'amoncelaient dans son champ de vision. Elle était au bord d’une falaise. À plusieurs dizaines de mètres en contrebas, les flots venaient se briser contre la roche. À ses côtés, la colonne dorée se dressait vers les cieux.
Tiâa regarda au loin. Les contours d’une terre émergeaient d’une épaisse brume. L’odeur iodée de la mer emplissait ses narines. Les embruns s’emparaient de ses vibrisses. Rassérénée, elle tenta une fois de plus de contacter un des neurosats en orbite. Si ses prévisions étaient justes, si elle avait bien compris la nature de cet Ailleurs où elle se trouvait, elle devrait parvenir à établir la connexion. Elle se concentra, navigua mentalement le long des réseaux auxquels elle parvenait à se raccrocher. Elle sourit. Tout se passait comme elle l’avait prévu. À l’aide du satellite qu’elle avait joint, elle put localiser l’endroit où elle se trouvait. En plein sur ce que son grand-père avait appelé la Grande Dorsale, un gigantesque éperon rocheux qui saillait de la Nouvelle Mer, celle qui avait recouvert Par Is à un moment donné dans le déroulement du temps. Cette côte qu’elle distinguait à l’horizon était celle de cette terre légendaire, située aux confins de l’espace et du temps. La Terre d’Almor.
Avec un soupir de soulagement, Tiâa déploya les ailes qu’elle s’était fait implanter dans le dos. Elle inspira une grande bouffée d’air marin et se jeta dans le vide. Elle plana au-dessus des flots, survolant les vagues aux reflets argentés. Les brumes vinrent lécher son visage, le vent fouettant son corps. Quelques minutes plus tard, Tiâa dominait le littoral de la vaste île qui se nommait Bret’agn en un temps donné. Voltigeant à quelques pieds des cimes d’une forêt aux miroitements d’émeraude, elle diminua son altitude. Une légère brise la portait plus loin qu’elle ne l’aurait espéré. Après avoir franchi une immense plaine, elle traversa un paysage de collines, elle s’éleva en profitant d’un courant ascendant pour dépasser une chaîne de basses montagnes.
La cité s’étendit alors sous ses yeux. Tiâa avait voué sa vie entière à sa recherche. Maintenant qu’elle l’avait trouvée, des sentiments contradictoires se bousculaient en son être. Elle aurait voulu ne jamais parvenir en ces lieux, qui se délectaient déjà du peu de vitalité qui subsistait en elle. Pourtant, elle ressentait une joie et une excitation, une soif d’en voir encore plus que rien ne semblait pouvoir étancher. Elle contempla la Cité Solaire.
Les dômes des bâtiments étaient irisés, comme de nacre, pourtant ils absorbaient les rayons solaires, sans rien en réfléchir. Des minarets se détachaient ça et là, résonnant encore de l’appel matinal des prêtres. Les fidèles en retard se pressaient à l’entrée des temples. Elle pouvait distinguer nettement les quatre obélisques au centre de la cité, chacun marquant un des points cardinaux.
Des édifices à l’architecture complexe s’élevaient un peu partout, exhibant des colonnes aux motifs élaborés. Des véhicules planaient silencieusement plusieurs mètres au-dessus du sol. Tiâa se posa sur un toit suffisamment élevé pour pouvoir observer à loisir cette ville séparée de l’espace et du temps que ses aïeux avaient recherchée sans succès. Elle s’enivra des senteurs épicées qui montaient des rues.
L’émerveillement s’empara d’elle lorsqu’elle vit dans toute la splendeur du levant le monument central de la cité, la Grande Pyramide, escalier céleste menant l’âme de la Reine auprès des Dieux, toute immaculée grâce au calcaire qui recouvrait ses degrés et la faisait paraître aussi lisse que la surface de l’eau que rien ne trouble. Juste au-dessus planait le Nuage Divin, gigantesque plate-forme flottante, temple sacré et terrifiant. La Reine y vivait, et y gouvernait ce monde né des eaux. Tiâa se souvint d’un couplet de cet Hymne au Soleil que son père lui avait si souvent chanté.

 

Ô Soleil Divin qui nous apporte la joie,
Libère nous du joug du malheur éternel,
Annihile le fardeau sous lequel on ploie,
Délie-nous de notre condition de mortels.


La Reine était ce Soleil qui éclairait la Terre d’Almor. Elle était aussi les Ténèbres qui recouvraient le monde quand sa colère grondait au-delà de son palais volant. Le grand-père de Tiâa lui avait souvent parlé de cette souveraine dont nul ne connaissait le nom. Comme si le simple fait de penser à elle l’avait éveillée, un intense rayon lumineux jaillit du Nuage Divin, frappa la Grande Pyramide et s’y réfléchit pour pénétrer enfin le regard de Tiâa. Elle s’effondra au sol en hurlant de douleur.
Dans sa tête se bousculaient les images entremêlées d’une terre engloutie, de rites impies conduisant à la perte d’un monde, d’une reine triste au bord d’une falaise, d’une végétation qui prenait le pas sur la civilisation, dévorant les édifices et les assimilant en son sein. Des visions d’hommes et de femmes balayés par les flots, de la roche absorbant l’eau pour réunifier les terres qui un jour furent brisées. Tout devenait confus, incohérent. Les lieux, les époques fusionnaient en son esprit, la rongeant de l’intérieur. Quand cette torture cessa, une seule pensée cohérente s’imposait à elle. Tiâa devait atteindre le palais céleste, pour avertir la Reine avant que son destin ne s’accomplisse.

 

Illustration de Koulou.

Par Zabimaru
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Dimanche 28 janvier 2007

Une nouvelle rubrique va voir le jour pour le fanzine Nuits d’Almor :

Il s’agira de donner votre vision personnelle, à travers vos illustrations, d’une œuvre fantasy ou fantastique.

 

Pour ce premier AI, les œuvres choisies sont :
 
- A la croisée des mondes de Pullman

- Les annales du Disque Monde de Pratchett



Envoyez une à trois illustrations format A4 à nosnuits@ifrance.com.

Joindre un petit mot expliquant brièvement le choix de l’œuvre en plus de la présentation habituelle.

 

Deadline : 15 mars 2007

Par Dahud
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Lundi 7 mai 2007

Il n’a rien demandé pour tomber dans cette galère. Ni la carrure ni l’attirail du super héros.
C’est un homme ordinaire, banal, invisible dans la foule et voilà qu’il doit sauver le monde, protéger la veuve et l’orphelin, sauver des vies, lui qui n’a rien d’un héros de roman.
Quand le quotidien bascule dans le surnaturel, le merveilleux, l’horreur, certains hommes doivent faire face à un destin auquel ils ne semblaient pourtant pas prédestinés. Racontez-nous l’histoire de cet homme ordinaire extraordinaire !


Nouvelles 30000 signes maxi, genre réalisme, fantastique ou fantasy. Nous apprécions également les textes humoristiques.
Illustrations format paysage A4
Deadline : 15 août 2007

Envois uniquement par mail à nosnuits@ifrance.com. Le reste du manuel de soumission est sur la gauche de ce blog.

 

Encore merci à Akae pour cette superbe illustration et bonne chance à tous les participants !

Par Zab
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Lundi 1 octobre 2007

Les terres d’Almor ouvrent la voie vers une nouvelle contrée! Serez-vous assez braves pour tenter l’aventure ?

 

Encore un appel à texte ? Hé oui, encore…

Chaque mois, nous nous proposons d’éditer sur le blog un texte inédit :

Les consignes sont les suivantes :

  • Ni thème ni genre imposé : nouvelles, poèmes (en prose, de préférence), réaliste, SFFF…

  • Textes courts uniquement : 3000 signes MAXIMUM (espaces comprises, bien entendu)

  • Et last but not least, une CHUTE. Une vraie, cohérente et inattendue.

 

Allez-y, surprenez-nous !

 

Texte à envoyer à : she_gets_colder@yahoo.fr

Pour la première salve, nous acceptons les textes jusqu’au 31/10 à minuit. Le premier texte paraîtra mi-novembre.

 

Par Zabimaru
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Dimanche 14 octobre 2007

Du sommet des pyramides aux portes de la mer Rouge, du trône de Pharaon au siège de Damiette, à l’ombre des sphinx et des villas du Caire, quatre mille ans d’histoire s’offrent à vous. 
Ouvrez le Livre des morts, bravez les crocodiles du Nil, retrouvez la pierre de Rosette : du temple d’Abou-Simbel au canal de Suez, laissez-vous porter par le vent du désert.

 

ATI Nuits d'Almor n3 : l'Egypte


Que l’œil d’Horus inspire vos papyrus !


Deadline : 15 janvier 2008

Genres : réaliste, fantastique, fantasy, science-fiction.
Nouvelles 30000 signes max. Illustrations format paysage A4
 

Envois uniquement par mail à nosnuits@ifrance.com
Pour toute question : http://nuitsdalmor.over-blog.com/ (oui, c'est ici)

 
Merci à Alexandre Dainche pour l'illustration. Soyez nombreux à participer !

Par Zab
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Lundi 21 janvier 2008

Chers blognautes et bien-aimés participants,

Le webzine Nuits d’Almor traversant actuellement une zone de turbulences dues à divers problèmes personnels du staff, le numéro 2 « Héros malgré lui » ne pourra pas sortir dans les délais escomptés. Il sortira ! … En retard, mais il sortira ! Nous vous tiendrons bien entendu au courant.

D’autre part, concernant l’AT « Egypte », nous avons décidé de repousser l’échéance de cet 3ème appel à textes de deux mois, soit jusqu’au 30 mars 2008.
Ceci tient bien entendu au retard pris sur le n°2 mais également à un cruel manque de matière. Malheureusement et à notre grand regret, si cet état de choses devait se poursuivre, nous nous en tiendrions au deuxième opus. Espérons ne pas en arriver là…

Pour toute question, soutien, lettre d’insulte : she_gets_colder@yahoo.fr


[EDIT] Message de Silence : pour les auteurs et illustrateurs que je n'aurais pas encore contactés (je le fais au compte-goutte), et tout ceux qui ont participé au numéro, envoyez moi vos bios, svp (oui, même si vous êtes mondialement connu). 3 lignes, ça me suffit. toujours à l'adresse she_gets_colder@yahoo.fr
mici!

Par L'équipe des Nuits d'Almor
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